On n’a pas besoin d’un drame
pour venir.
Je reçois des adultes au cabinet, rue de Nemours, et à distance. Voici ce qui amène à consulter, à quel rythme on se voit, et combien de temps dure un suivi.
Ce qui amène à consulter à l’âge adulte
Parfois, il y a un événement, et on sait le nommer. Une séparation, un deuil, une réorganisation au travail, un diagnostic dans la famille. La vie a changé de forme et vous n’arrivez pas à reprendre pied dedans.
Souvent, il n’y a rien de tel. Il y a une inquiétude qui tourne la nuit et qui ne s’éteint pas le matin. Une décision que vous remettez depuis des mois. Une lassitude que le week-end ne répare plus. L’impression de tenir le rôle correctement, au travail comme à la maison, et de ne plus très bien savoir qui le tient.
Parfois encore, c’est le corps qui parle en premier : un sommeil qui se déchire à trois heures du matin, un ventre noué avant chaque réunion. Vous avez consulté votre médecin, les examens ne montrent rien d’anormal, et vous restez avec le symptôme.
Il arrive enfin qu’une répétition vous amène : les mêmes relations qui finissent de la même façon, la même colère au même endroit. Vous voyez le motif, vous ne savez pas comment en sortir seul.
Vous n’avez pas besoin de savoir nommer tout cela avant le premier rendez-vous. Trouver les mots fait partie du travail, ce n’est pas la condition d’entrée.
« Ce n’est pas assez grave pour consulter »
C’est la phrase que j’entends le plus souvent au téléphone, en général juste après « je ne sais pas si c’est vraiment pour moi ». Elle repose sur une idée fausse : celle d’un seuil d’entrée, d’un niveau de souffrance à atteindre avant d’avoir le droit de s’asseoir dans le fauteuil.
Ce seuil n’existe pas. Un psychologue n’est pas réservé aux effondrements. Comparer sa peine à celle des autres ne soulage personne, et le fait que d’autres aillent plus mal ne rend pas votre situation plus légère à porter. La question utile n’est pas de savoir si c’est grave, mais si cela dure, si cela vous coûte, et si vos manières habituelles de faire face ne suffisent plus.
Il y a aussi une raison pratique à ne pas trop attendre : plus une façon de faire s’est installée, plus il faut de temps pour la déloger. Un évitement qui date de quelques semaines ne se travaille pas comme un évitement qui organise votre vie depuis des années.
Une première consultation ne vous engage à rien. Nous pouvons très bien conclure ensemble qu’il n’y a pas de suivi à commencer, ou qu’un autre interlocuteur serait plus indiqué pour ce que vous traversez. Je vous le dirai.
À quel rythme nous nous voyons
Une séance dure cinquante minutes. Au début d’un suivi, nous nous voyons souvent une fois par semaine ou tous les quinze jours, le temps que le travail prenne et que vous n’ayez pas à tout reprendre depuis le début à chaque fois. Quand les choses se stabilisent, les rendez-vous s’espacent.
Le rythme se décide ensemble à la première séance, et il se révise. Il tient compte de ce que vous traversez, mais aussi de votre emploi du temps et de votre budget : un rythme que l’on ne peut pas tenir trois mois n’est pas le bon.
La régularité compte plus que la fréquence. Un rendez-vous fixe, au même jour et à la même heure, vaut mieux qu’un rendez-vous repris au coup par coup. Quand un empêchement survient, prévenez-moi le plus tôt possible : les conditions d’annulation sont écrites sur la page des tarifs.
Une partie des séances peut se dérouler en visioconférence, en alternance avec le cabinet, quand un déplacement professionnel ou un horaire impossible s’y prête.
Combien de temps dure un suivi
Cela dépend de ce que vous venez travailler, et je préfère le dire ainsi plutôt que d’annoncer un nombre de séances. Certaines personnes viennent avec une question précise, traversent un passage difficile et repartent au bout de quelques rendez-vous. D’autres travaillent plusieurs mois. Un travail sur ce qui se répète depuis l’enfance demande davantage de temps qu’une aide à traverser une période.
Personne ne peut vous dire à la première séance combien il en faudra, et une durée annoncée d’avance avec certitude doit vous rendre prudent. Ce que je peux vous garantir, c’est que nous ferons régulièrement le point : où nous en sommes, ce qui a bougé, ce qui ne bouge pas, et si cela vaut la peine de continuer.
Une fin de suivi se prépare, elle ne se subit pas. Nous en parlons avant, nous espaçons les séances, et la porte reste ouverte si un besoin revient plus tard.
Les motifs les plus fréquents
Voici ce qui amène le plus souvent les adultes que je reçois. Ces pages servent à mettre des mots sur ce que vous traversez, pas à vous faire entrer dans une case.
Je travaille en thérapies cognitives et comportementales, et en EMDR pour les suites d’événements traumatiques. Comment je travaille.
Le premier rendez-vous dure cinquante minutes, et vous n’avez rien à préparer.
Ce site n’est pas un service d’urgence. En cas de détresse immédiate, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et ouvert 24 h/24, ou le 15. Les autres numéros d’écoute sont réunis sur une page dédiée.
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