Aller au contenu
Site de démonstration therapeute.club. Hélène Marchand est une praticienne fictive : le nom, l’adresse, les coordonnées et le numéro d’enregistrement sont inventés. Aucun rendez-vous ne peut être pris ici. Créer le mien sur therapeute.club →
Hélène Marchand Psychologue clinicienne · Rennes
Motif de consultation

Épisode dépressif

Quand ce n’est plus
une mauvaise semaine.

Il y a une différence entre aller mal quelques jours et traverser un épisode dépressif. Cette page essaie de la décrire honnêtement, sans poser de diagnostic à votre place.

Le matin est souvent le moment le plus lourd. Vous ouvrez les yeux et la journée est déjà trop grande. Se lever, s’habiller, répondre : chacun de ces gestes demande une énergie sans rapport avec ce qu’il est.

Vous continuez pourtant, et de l’extérieur rien ne se voit. Ce qui a changé est à l’intérieur. Les choses que vous aimiez sont toujours là, la musique, un ami, un endroit où vous alliez marcher. Elles ne vous atteignent plus.

Le corps parle avant les mots. Le sommeil se casse au milieu de la nuit. L’appétit disparaît, ou l’inverse. Tout ralentit, la pensée comprise. Et par-dessus, il y a les reproches que vous vous faites, parce que d’autres vivent bien pire.

Cette culpabilité n’est pas un défaut de caractère. Elle fait partie du tableau, et c’est l’un des signes qui séparent un épisode dépressif d’une simple fatigue.

La distinction utile

La tristesse et
l’épisode dépressif

La tristesse n’est pas la dépression

La tristesse a un objet. On est triste de quelque chose : une dispute, une déception, un départ. Elle est douloureuse, mais elle bouge. Elle laisse passer des moments d’apaisement, elle répond au réconfort, et elle décroît, même lentement.

L’épisode dépressif est autre chose. Ce n’est pas une tristesse plus forte, c’est un état qui dure, plusieurs semaines, presque toute la journée. Il ne touche pas seulement l’humeur, il touche l’élan. La capacité d’avoir envie s’éteint, et avec elle le plaisir, la concentration, le sommeil, l’estime de soi. Beaucoup de personnes disent qu’elles ne sont pas tristes, justement, mais vides.

Ce n’est pas un manque de volonté : si la volonté suffisait, vous en seriez sorti, car vous avez déjà essayé de vous secouer. Et cela ne se décide pas devant un écran. Cette page sert à mettre des mots, pas à poser un diagnostic.

Quand l’épuisement vient d’abord du travail, la question est différente : voir burn-out. Quand c’est un décès qui a tout arrêté, voir deuil.

Pour qui

Le même état ne se voit
pas de la même façon
selon l’âge.

Ce que cela donne, selon qui le traverse

Chez l’adulte

À l’âge adulte, le plus fréquent est de tenir. Vous fonctionnez encore, et l’effondrement se produit dans les espaces vides : le samedi après-midi, la voiture garée devant chez soi avant de monter. La consultation commence souvent par une question posée à voix basse : est-ce que je vais vivre comme ça encore longtemps.

Consulter à l’âge adulte

Chez l’adolescent

Chez un adolescent, la dépression prend rarement le visage de la tristesse, mais celui de l’irritabilité. Une colère qui part de rien, une chambre dont il ne sort plus, des nuits sur l’écran et des matins impossibles. Les résultats baissent, et l’entourage y voit un manque d’effort. Cette page est lue par des parents : votre inquiétude suffit à motiver un appel, même s’il ne demande rien.

Ce que je peux faire avec votre adolescent

Chez l’étudiant

Chez un étudiant, cela se voit à une organisation qui se défait. Un cours manqué, puis deux, puis la honte d’y retourner en retard sur tout le monde. Les nuits se décalent, les repas sautent, l’appartement se referme. Rennes est une ville d’études, et ce que l’on raconte des années de fac laisse peu de place à l’idée d’y aller mal.

Consulter quand on est étudiant

En visioconférence

Quand sortir de chez soi est devenu l’obstacle principal, la visioconférence permet de commencer quand même. Le travail passe par la parole et par de petites tâches entre les séances, ce qui se transpose bien. Sa limite, je la dis avant : si votre état s’aggrave, je préfère vous recevoir au cabinet.

Comment se passe une séance à distance
Ma pratique

Thérapies cognitives
et comportementales

Comment on travaille cela ici

La première séance sert à comprendre ce qui se passe, depuis quand, et ce qui a précédé. Vous n’avez rien à préparer.

Je travaille en thérapies cognitives et comportementales. Sur un épisode dépressif, cela prend deux directions. La première remet du mouvement dans le quotidien, en partant de gestes assez petits pour rester possibles un mauvais jour. L’envie revient après l’action, et non l’inverse, ce qui est exactement le contraire de ce que la dépression fait croire.

La seconde concerne les pensées qui accompagnent l’état : je suis un poids, cela ne changera jamais. Il ne s’agit pas de les remplacer par des pensées positives, ce qui ne convaincrait personne, mais de les examiner et de leur laisser moins d’autorité. Nous refaisons le point régulièrement.

Les thérapies cognitives et comportementales, en détail
Durée

Combien de temps cela prend

Personne ne peut annoncer un nombre de séances à l’avance, et une page qui en donnerait un vous tromperait. Le rythme habituel est d’une séance par semaine au début, puis un espacement quand les choses se remettent en mouvement. Sur ce motif, un suivi se compte le plus souvent en mois, pas en années. Une chose mérite d’être dite d’avance : le sommeil et l’énergie remontent en général avant l’humeur, si bien que l’on peut aller mieux sans encore le sentir.

À côté du suivi

Le médecin traitant
et le psychiatre

Quand il faut voir un médecin en plus

Je suis psychologue, je ne suis pas médecin. Je ne prescris pas et je ne peux pas écarter une cause physique. Or plusieurs problèmes de santé donnent un tableau qui ressemble à un épisode dépressif, et c’est le rôle du médecin traitant de le vérifier.

Le psychiatre, lui, est un médecin spécialisé en santé mentale. Il évalue, il pose un diagnostic et, quand c’est indiqué, il propose un traitement. Je vous orienterai vers lui si l’intensité de ce que vous vivez le justifie, si l’état dure malgré le suivi, ou si votre sécurité est en jeu.

Un suivi psychologique et un traitement ne s’opposent pas. Ce ne sont pas deux camps qui se disputeraient votre cas, ils ne font simplement pas le même travail. Un traitement peut faire remonter assez d’énergie pour que le travail en séance devienne possible, et ce travail s’occupe de ce qu’un médicament ne peut pas atteindre. Voir un médecin n’est donc pas un échec, c’est utiliser ce qui aide. Avec votre accord, et seulement avec lui, je peux échanger avec le vôtre.

Si vous avez des idées suicidaires, ne restez pas seul avec elles. Le 3114 répond à toute heure, gratuitement, et il répond aussi aux proches. Voir urgences et écoute.

Rendez-vous

Venir une première fois

Le premier rendez-vous dure cinquante minutes et n’engage pas la suite. À la fin, nous décidons ensemble s’il y en a une. Si je ne suis pas la bonne personne, je vous le dirai et je vous orienterai.

Vous pouvez m’appeler avant, dix minutes, pour savoir si cela vaut la peine de prendre rendez-vous. Un proche peut appeler à votre place.

Le tarif et la part prise en charge sont détaillés sur la page tarifs et remboursement.

Ce site n’est pas un service d’urgence. En cas de détresse immédiate, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et ouvert 24 h/24, ou le 15. Les autres numéros d’écoute sont réunis sur une page dédiée.

Urgences et écoute