Les TCC,
expliquées simplement
Le nom est compliqué pour une idée qui ne l’est pas. On regarde ce qui entretient le problème aujourd’hui, et on travaille dessus. Voici sur quoi porte ce travail, ce qu’il vous demande, et pourquoi il a un début et une fin.
Ce que l’on regarde, et dans quel ordre
Une TCC ne part pas à la recherche d’une cause lointaine. Elle regarde ce qui fait tenir le problème maintenant. Trois choses, en général, et elles s’enchaînent toujours dans le même ordre : ce que vous pensez dans la situation, ce que votre corps fait à ce moment précis, et ce que vous faites ensuite, y compris ce que vous renoncez à faire.
Prenons quelqu’un qui redoute de prendre la parole en réunion. La pensée arrive d’abord, souvent la veille : je vais me ridiculiser. Le corps suit, le cœur s’accélère, la gorge se serre. Alors la personne se tait, ou trouve une bonne raison de ne pas venir. Le soulagement est immédiat, et c’est précisément là qu’est le piège. L’évitement calme sur le moment et renforce la peur pour la fois suivante.
Le travail consiste à défaire cette boucle. Pas en se répétant que tout va bien, ce qui ne fonctionne pour personne. En examinant ce que vaut réellement la pensée, en regardant ce qui s’est passé les fois précédentes, et en reprenant contact, par étapes choisies avec vous, avec ce qui avait été mis de côté.
Nous ne travaillons jamais sur une situation que vous n’avez pas choisie. Le rythme des étapes vous appartient, et il n’y a pas de bonne vitesse.
Pourquoi ce travail est structuré
Une TCC commence par un objectif que l’on nomme. Aller mieux n’est pas un objectif utilisable, parce que personne ne sait dire quand c’est atteint. Reprendre le train sans passer la nuit précédente éveillé, dormir sans vérifier trois fois la porte, dire non à une réunion de plus : ce sont des repères, et ils sont les vôtres, pas les miens.
Ensuite, chaque séance a un fil. Nous repartons de ce qui s’est passé depuis la dernière fois, nous regardons où en est le travail, nous décidons de la suite. Ce n’est pas une conversation qui va où elle veut. Cette régularité n’est pas là pour vous contraindre, elle est là pour que le chemin parcouru se voie, y compris les semaines où vous avez l’impression que rien n’avance.
Nous faisons aussi le point à intervalles réguliers. Si rien ne bouge, je le dis, et nous changeons de manière de faire, ou d’approche. Poursuivre par principe un travail qui ne produit rien ne rend service à personne.
Ce que vous avez à faire de votre côté
C’est la particularité de cette approche, et il vaut mieux le savoir avant de commencer. Une partie du travail se fait chez vous. Une heure par semaine dans mon fauteuil ne suffit pas à modifier des habitudes installées depuis des années.
Cela ne veut pas dire des devoirs, ni des exercices corrigés. Il s’agit d’abord d’observer et de noter. Dans quelle situation l’angoisse est montée, ce qui vous a traversé l’esprit à ce moment-là, ce que vous avez fait ensuite, et comment cela s’est terminé. On ne se souvient pas de ces détails une semaine plus tard, et c’est pour cela qu’on les écrit sur le moment, en trois lignes.
Viennent ensuite des choses à essayer, décidées ensemble, jamais imposées. Une situation évitée que l’on reprend, un pas plus court que le précédent, une manière différente de répondre. Nous en parlons à la séance suivante, quel qu’ait été le résultat. Un essai qui ne se passe pas comme prévu est une information utile, pas un échec.
Le temps demandé reste modeste, quelques minutes par jour. C’est la régularité qui compte, pas la quantité. Et si une semaine ne s’y prête pas, vous le dites et nous reprenons là où nous en étions.
Pourquoi c’est limité dans le temps
Une TCC n’est pas un suivi sans fin. Nous convenons d’un premier temps de travail, puis nous faisons le point ensemble. La durée dépend de ce qui vous amène, de ce qui se passe dans votre vie pendant ce temps, et de ce que vous pouvez y consacrer. Personne ne peut l’annoncer à l’avance avec précision, et je me méfie de qui le fait.
Ce que je peux dire, c’est que la fin fait partie du plan dès le début. La dernière partie du travail sert d’ailleurs à cela : repérer ce qui a fonctionné pour vous, comprendre pourquoi, et savoir le remettre en place seul si la situation revient.
Pour quels motifs je les propose
C’est l’approche que je propose le plus souvent pour les quatre motifs qui suivent. Chaque page décrit ce que l’on travaille et à quel rythme.
Je ne les propose pas pour tout. Quand ce qui vous amène est la suite d’un événement traumatique précis, je propose plutôt l’EMDR, ou les deux au cours du même suivi. Pour un deuil, il n’existe pas de protocole à dérouler.
L’autre approche que je pratique est décrite sur la page EMDR. Si vous voulez d’abord savoir comment se passe un premier rendez-vous, tout est écrit sur la page première consultation.
Le choix de l’approche se fait après vous avoir écouté, jamais avant. Le premier rendez-vous sert exactement à cela.
Prendre rendez-vousCe site n’est pas un service d’urgence. En cas de détresse immédiate, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et ouvert 24 h/24, ou le 15. Les autres numéros d’écoute sont réunis sur une page dédiée.
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