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Site de démonstration therapeute.club. Hélène Marchand est une praticienne fictive : le nom, l’adresse, les coordonnées et le numéro d’enregistrement sont inventés. Aucun rendez-vous ne peut être pris ici. Créer le mien sur therapeute.club →
Hélène Marchand Psychologue clinicienne · Rennes
Motif de consultation

Deuil
Adultes et adolescents,
au cabinet ou à distance

Le deuil ne suit pas
d’étapes.

On vous a probablement dit le contraire, et cette idée fait beaucoup de mal. Un deuil ne se déroule pas dans un ordre, et vous n’êtes pas en retard sur un programme.

Il y a d’abord les jours où l’on fait ce qu’il faut faire. Les papiers, les appels, les gens qui viennent, les choses à décider vite. On tient très bien, et l’on s’étonne soi-même de tenir. Le choc arrive souvent plus tard, quand la maison redevient silencieuse et que chacun a repris sa vie.

Ensuite, le temps se déplie mal. Une semaine presque ordinaire, puis un rayon de supermarché qui vous met à terre. Une date redoutée qui passe sans rien, et un mardi quelconque qui vous coupe les jambes.

Il y a aussi ce que l’on n’ose dire à personne. La colère contre celui qui est parti. Le soulagement après une longue maladie, et la honte qui suit ce soulagement. La peur d’oublier un visage, ou de ne plus retrouver une voix. Et ce moment particulier où l’entourage cesse de demander des nouvelles, en pensant bien faire.

Rien de tout cela n’est anormal. Et rien de tout cela n’arrive dans un ordre prévu.

La distinction utile

Les étapes que l’on répète,
et ce qui se passe
réellement

Les fameuses étapes, et pourquoi elles nuisent

On entend partout qu’un deuil comporterait des étapes à franchir dans l’ordre : le déni, la colère, le marchandage, la tristesse, puis l’acceptation. Ce modèle a d’abord été proposé pour décrire ce que traversent des personnes en fin de vie. Il a ensuite été appliqué aux personnes endeuillées, où il n’a jamais eu la valeur d’un passage obligé.

Le problème n’est pas seulement qu’il décrit mal. C’est qu’il vous met en faute. Si vous êtes encore en colère longtemps après, vous en concluez que vous faites mal votre deuil. Un modèle censé aider finit par servir de bulletin de notes.

Ce que l’on observe ressemble plutôt à des vagues. Elles sont énormes au début, très rapprochées, et elles arrivent sans prévenir. Avec le temps, elles s’espacent et l’on apprend à les reconnaître avant qu’elles frappent. Le lien avec la personne ne disparaît pas, il change de forme. On ne tourne pas la page : on apprend à vivre avec une absence qui prend moins toute la place.

Ce que ce n’est pas : une maladie. La plupart des deuils se traversent avec les proches, le temps et la vie ordinaire, sans psychologue. On consulte quand quelque chose se bloque : la mort a été brutale ou violente, la culpabilité occupe tout, le deuil est de ceux dont on ne parle pas, ou les mois passent sans que le quotidien reparte.

Pour qui

Un deuil ne se vit pas
de la même façon
selon la place que l’on tient.

Selon qui le traverse

Chez l’adulte

Beaucoup d’adultes n’ont jamais eu le droit de s’arrêter. Il fallait tenir pour les enfants, rassurer l’autre parent, reprendre le travail parce que les jours accordés étaient écoulés. Le deuil attend, poliment, parfois des années. Il ressort ensuite à un moment qui semble sans rapport, et l’on ne comprend pas pourquoi maintenant.

Consulter à l’âge adulte

Chez l’adolescent

Un adolescent endeuillé peut avoir l’air indifférent. Il sort, il rit, il joue, puis il s’effondre seul dans sa chambre. Il protège souvent ses parents, qui sont eux-mêmes en deuil, et il garde pour lui ce qui les ferait pleurer. C’est pour cela qu’un endroit en dehors de la famille est utile. Je le reçois seul, et ce qu’il me dit reste entre nous.

Ce que je peux faire avec votre adolescent

En visioconférence

Ce motif se travaille bien à distance. Après un décès, sortir de chez soi coûte parfois plus que la séance elle-même, et il arrive que l’on ait quitté Rennes ou que l’on soit reparti vivre ailleurs pendant quelques mois. La visioconférence permet de ne pas interrompre le suivi. Je vous dirai si, à un moment, je préfère vous revoir au cabinet.

Comment se passe une séance à distance
Ma pratique

Thérapies cognitives
et comportementales

Comment on travaille cela ici

La première chose que l’on fait est simple : raconter. Qui était cette personne, comment cela s’est passé, ce que vous avez vu, ce que vous n’avez pas pu faire. Beaucoup de gens n’ont jamais dit ce récit en entier, parce qu’ils ménagent tout le monde autour d’eux.

Ensuite, le travail porte souvent sur la culpabilité, qui est presque toujours là. Je n’ai pas vu les signes. Je n’étais pas là ce soir-là. J’aurais dû insister pour l’hôpital. On examine ces phrases une par une, avec ce que vous saviez au moment où vous l’avez su, et non avec ce que vous savez aujourd’hui.

On travaille aussi les évitements, quand ils se sont installés : la chambre fermée, la route contournée, les photos rangées. Rien n’est imposé, le rythme est le vôtre.

Approche : les thérapies cognitives et comportementales. Quand la mort a été brutale et que des images s’imposent, un travail en EMDR est parfois indiqué en plus.

Durée

Combien de temps cela prend

Un deuil ne se termine pas comme un traitement se termine, et personne ne peut vous dire quand vous irez mieux. Ce qui a une durée, c’est le suivi : souvent plus court qu’on ne l’imagine quand la demande est claire, plus long quand le décès a été violent ou quand plusieurs pertes se sont accumulées.

Le repère que nous prenons ensemble n’est pas la disparition du chagrin. C’est le retour de la vie ordinaire autour du chagrin : dormir, manger, revoir des gens, reprendre une chose que vous aimiez.

À côté du suivi

Le médecin traitant
et le psychiatre

Quand il faut voir un médecin en plus

Je suis psychologue, je ne suis pas médecin. Un deuil use le corps : le sommeil, le poids, la tension, les maladies déjà présentes. Une visite chez votre médecin traitant a toute sa place, et elle ne remplace rien de ce que nous faisons.

Il arrive aussi qu’un épisode dépressif s’installe par-dessus le deuil. Ce n’est alors plus seulement du chagrin, et cela demande une évaluation médicale. Je vous orienterai vers un médecin ou un psychiatre si c’est le cas. Accepter cette orientation n’est pas un échec, et un traitement ne vous empêchera pas de pleurer la personne que vous avez perdue.

Voir aussi la page épisode dépressif. En cas d’idées suicidaires, le 3114 répond à toute heure, gratuitement : urgences et écoute.

Rendez-vous

Venir une première fois

Il n’y a pas de délai correct pour consulter après un décès. Certains viennent la semaine suivante, d’autres quinze ans après. Les deux sont des motifs valables, et vous n’avez pas à justifier le moment que vous choisissez.

Le premier rendez-vous dure cinquante minutes et n’engage pas la suite. Vous pouvez m’appeler avant, dix minutes, si vous préférez entendre une voix d’abord.

Le tarif et la part prise en charge sont détaillés sur la page tarifs et remboursement.

Ce site n’est pas un service d’urgence. En cas de détresse immédiate, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et ouvert 24 h/24, ou le 15. Les autres numéros d’écoute sont réunis sur une page dédiée.

Urgences et écoute